« Reportage Ouest France »

Sur ce minuscule caillou de l’île d’Arz, on trouve la paix !!!

Partir un jour, un week-end ou une semaine à l’île d’Arz 
permet une décompression totale.
L’impression d’être sur une autre planète, au ras de l’eau.
Le point culminant n’est qu’à 13 mètres de haut.
Voir l’article Ouest France.

La journée à Arz commence déjà par une belle croisière sur le golfe du Morbihan. Archives Ouest-France

La journée à Arz commence déjà par une belle croisière sur le golfe du Morbihan | ARCHIVES OUEST FRANCE.
Avec 18 kilomètres de côte, les visiteurs n’ont que l’embarras du choix | OUEST-FRANCE

C’est une maison rose…

Dès la sortie du chenal de Vannes, la belle étendue d’eau à marée haute ou la vasière pleine de vie à marée basse, donne le tempo. Une petite escale sur la cale de Barrarac’h pour prendre des passagers de Séné et c’est parti pour une croisière dans le golfe du Morbihan. À bâbord(gauche), on découvre la fameuse Maison rose de Séné, qui sert d’amer pour rentrer dans le chenal de Vannes. Les propriétaires ont interdiction de changer la couleur, répertoriée au Service hydrographique et océanographique de la marine. En face, on aperçoit à une centaine de mètres, un sentier côtier qui se situe dans la commune d’Arradon. À la sortie du chenal, se dresse l’île privée de Boëdic, avec ses longères, sa chapelle et ses chevaux qui courent en liberté. La chapelle sert également d’amer pour rentrer dans le goulet. À partir de là, vue imprenable sur le golfe, ses parcs à huîtres, ses îlots.

Le moulin à marée du Berno sur l’île d’Arz. | OUEST FRANCE ARCHIVES

La rigolade dans le minibus

Vingt minutes plus tard, à l’arrivée au port, c’est l’effervescence. La plupart des îliens n’ont pas de voiture. Le minibus, la gouaille de la chauffeure et celles des habitants proposent un bon moment de rigolade. On peut aussi faire le tour de l’île à pied ou se balader en deux roues, après avoir loué un vélo à l’embarcadère. Mais attention, les sentiers côtiers sont réservés aux piétons. Pour les plages, avec 18 kilomètres de côte, on n’a que l’embarras du choix.

L’île des Capitaines

En passant par la droite, on découvre la grande plage de la Falaise. L’hiver, elle est le spot privilégié des oies bernaches de Sibérie qui viennent se refaire une santé à Arz. En continuant toujours sur la droite, on découvre le moulin à marée de Berno. Un véritable chef-d’œuvre du patrimoine maritime, rénové par une poignée de passionnés, menés par Jean Bulot, ancien capitaine du remorqueur l’Abeille Flandre. L’île d’Arz est surnommée également l’île des Capitaines, car l’île a fourni des centaines de marins. Le musée Marins et capitaines raconte la vie des insulaires, tournée vers la mer et la navigation. Une visite à ne manquer sous aucun prétexte.

Marins en herbe

En arrivant au bourg, on ne peut que tomber sous le charme des ruelles, bordées de petites maisons en pierre, dont les jardinets laissent s’échapper des hortensias, aux couleurs ardoise, roses ou blanc. Quelques commerces permettent de grignoter des crêpes en buvant un coup de cidre, ou des plats traditionnels.

L’école de voile des Glénan a posé son sac à Arz depuis belle lurette. À Kerroland, des jeunes marins en herbe viennent user leur fond de culotte et découvrir la voile au départ d’une plage paradisiaque. En poursuivant encore son chemin, on peut piquer une tête sur la plage du Brouhel et son très joli isthme de sable.

Une île envoûtante

 

Si la journée n’a pas suffi pour découvrir l’autre côté de l’île avec la pointe de Bilhervé, la plage de Rudevent et la pointe de Nénézic, il faudra revenir.

Mais une fois qu’on a goûté à l’île d’Arz, difficile de la quitter et de ne pas revenir, y compris en plein hiver, où les envolées de bernaches au soleil couchant ou encore les paysages brumeux sur les parcs à huîtres vous envoûteront définitivement.